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16 novembre 2016

Novembre : mois de sensibilisation au cancer du poumon

LE CANCER DU POUMON EST LE PLUS MEURTRIER DES CANCERS


IL FAUT EN PARLER! IL FAUT AGIR!


15 % des personnes atteintes sont non-fumeuses


Le mois de novembre est le mois de sensibilisation au cancer du poumon. La Fondation de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec profite de cette occasion pour démystifier et sensibiliser la population à ce cancer le plus meurtrier au Canada.

L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval (IUCPQ-UL) est un leader mondial en médecine cardiorespiratoire, désigné « centre de référence en cancer du poumon » et « centre affilié en cancer de l’œsophage ». Grâce à une équipe multidisciplinaire d’envergure, l’Institut accueille annuellement plus de 700 nouveaux patients atteints de cancer du poumon et prodigue des soins spécialisés qui se comparent avantageusement à ceux des grands centres nationaux et internationaux. Il participe avec plusieurs partenaires canadiens et internationaux à de nombreuses recherches, visant notamment à trouver une méthode efficace de dépistage précoce du cancer du poumon et à offrir à la population les dernières avancées diagnostiques et thérapeutiques.

Mettre un visage sur le cancer du poumon

La recherche est primordiale afin de réaliser des avancées technologiques dans les soins prodigués aux patients … comme Marylène Sacy Reeves.

« La détection précoce m’a sauvé la vie. À la suite d’une sinusite, je rencontre mon médecin de famille qui me fait passer une radiographie des sinus et des poumons. Le choc est brutal; on me découvre une tumeur sur un ganglion dans un poumon. Après deux séances de chimiothérapie très difficiles, je subis une chirurgie à haut risque effectuée par la Dre Ugalde, chirurgienne à l’IUCPQ-UL. L’opération, qui devait durer trois heures trente, prend finalement huit heures. Celle-ci s’est bien passée, même si elle a été beaucoup plus longue que prévu. J’apprends que mon cas est tellement particulier que la Dre Ugalde présente mon histoire lors d’un congrès au Brésil, quelques jours plus tard. Je passe une semaine à l’Institut avant d’entreprendre 16 semaines de chimiothérapie pour s’assurer que je n’ai pas d’autres cellules cancéreuses. », raconte Marylène Sacy Reeves, patiente de l’IUCPQ-UL, qui respire de bonheur aujourd’hui. 

Il faut en parler, il est temps d’agir!

« Le cancer du poumon n’est pas sexy. Les gens en ont souvent une perception négative, puisque le tabagisme, principale cause de ce cancer, est un facteur de risque modifiable. Il faut évidemment travailler sans relâche sur l’arrêt tabagique, tout en donnant les meilleurs soins possibles aux patients atteints de ce cancer, le plus meurtrier de tous les cancers. N’oublions pas  que le cancer du poumon a plusieurs visages; parmi ceux qui en sont atteints, 40 % sont des ex-fumeurs et 15 % n’ont jamais fumé. C’est également une maladie qui touche la femme;  le cancer du poumon tue malheureusement plus de femmes que le cancer du sein…», mentionne le Dr Simon Martel, chef du Département multidisciplinaire de pneumologie et de chirurgie thoracique à l’IUCPQ-UL.

 

L’Institut : un centre d’excellence à l’avant-garde

Le cancer du poumon, responsable d’un décès sur trois parmi les cancers sur le territoire de l’IUCPQ-UL, amène annuellement près de 1 000 usagers à consulter les services d’investigation de l'Institut. La clinique ambulatoire d’oncologie compte  entre 600 et 700 usagers inscrits et procède à 2 400 sessions de chimiothérapie à chaque année. L’équipe de chirurgie thoracique procède, quant à elle, à plus de 600 interventions annuellement.

Depuis 2013, l'Institut possède son propre laboratoire de pathologie moléculaire. Les thérapies ciblées dans le traitement du cancer du poumon sont une véritable révolution. En effet, le cancer du poumon est de loin la première cause de mortalité par cancer, autant chez l’homme que chez la femme. En 2013, environ 7 800 Québécois ont reçu un diagnostic de cancer du poumon et 6 300 en sont décédés. Au Canada, 25 500 Canadiens recevront un diagnostic de cancer du poumon et 20 200 en mourront en cours d’année. Le traitement du cancer du poumon de stade avancé est en train de vivre une véritable révolution avec l’arrivée des thérapies ciblées.

 

Statistiques portant sur le cancer du poumon au Canada et au Québec

  •       Plus de 26 000 nouveaux cas sont décelés annuellement;
  •       21 000 décès annuellement (près du tiers des décès dus au cancer);
  •       23 nouveaux cas de cancer du poumon diagnostiqués chaque jour au Québec;
  •       18 décès attribuables au cancer du poumon chaque jour au Québec.

 

Saviez-vous que :

  • Le cancer du poumon fait plus de ravages que les trois autres cancers les plus mortels et les plus fréquents réunis, soit les cancers colorectaux, du sein et du pancréas;
  • Près de 15 % des patients diagnostiqués avec un adénocarcinome pulmonaire (le sous-type le plus fréquent de cancer du poumon) n’ont jamais ou ont été très peu exposés à la fumée de cigarette;
  • Les patients non-fumeurs souffrant d’un cancer du poumon présentent fréquemment des mutations génétiques pouvant être ciblées par des médicaments moins toxiques et plus efficaces que la chimiothérapie conventionnelle.


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