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Véronique Therrien, Dt.P. | Intervenante pour l'abandon du tabagisme

«Si j’arrête de fumer, je vais engraisser!»

FAUX

Encore aujourd'hui, trop de craintes et de fausses croyances freinent nos usagers, nos parents et nos amis à passer à l'action! 

Saviez-vous que le quart des hommes et la moitié des femmes mentionnent que la peur de prendre du poids les décourage à cesser de fumer?

Limiter voire éviter le gain de poids, c'est possible!

  • 1 personne sur 4 ne prend pas de poids en arrêtant de fumer.
  • Bien que les personnes qui fument soient moins sujettes au surpoids et pèsent en moyenne 4 à 5 kg de moins que les non-fumeurs, leur ratio gras viscéral/gras sous-cutané est généralement élevé.
  • En moyenne, ces 4 à 5 kg de moins sont gagnés dans les 6 à 12 mois suivant la cessation tabagique. Dans les faits, cela représente le poids que les personnes qui fument auraient eu en fonction de leur âge et de leurs habitudes de vie si elles n'avaient pas fumé. En d'autres termes, le poids retourne là où il aurait dû être normalement.
  • Bien qu'il soit préférable et possible de limiter le gain de poids, les bénéfices pour la santé associés à la cessation tabagique surpassent largement les inconvénients, et ceci même si le poids supplémentaire atteint 10 à 15 kg.
  • Seule 1 personne sur 10 est à risque d'un gain de poids de plus de 13 kg.
  • On estime qu'une cigarette engendre « artificiellement » une dépense de 10 calories. Aussi, une personne qui fumait 25 cigarettes par jour devra rééquilibrer sa balance énergétique d'environ 250 calories. Ajouter quotidiennement 10 minutes de marche d'intensité moyenne à élevée (100 calories) et remplacer une pâtisserie par un yogourt ou une consommation d'alcool par une eau pétillante (150 calories) constitue un exemple de combinaison gagnante pour réduire les effets sur la balance.
  • Les aides pharmacologiques tels que le Champix, le Zyban et la thérapie de remplacement de la nicotine contribuent à éviter le gain de poids pendant qu'on les prend. Ainsi, ils nous permettent de bénéficier d'un délai de 3 mois (période de traitement traditionnelle) pour équilibrer nos apports alimentaires et nos dépenses énergétiques.
  • Pour éviter que “fumer ne soit remplacé par manger”… explorer et mettre en pratique des activités non alimentaires peut être une solution. Ainsi, on se fait plaisir et on aprrend à gérer ses émotions! Pour s'occuper les mains et l'esprit, pourquoi ne pas en profiter pour remettre à l'agenda une passion, un hobby ou encore l'entretien d'une amitié.
  • L'activité physique permet de diminuer les envies de fumer et les symptômes de sevrage comme l'irritabilité et les pensées négatives jusqu'à 30 minutes après l'exercice. Pas besoin d'être un athlète pour en ressentir les bienfaits. En plus de contribuer à limiter le gain de poids, 10 minutes de vélo stationnaire d'intensité moyenne ou 5 minutes de marche rapide peut doubler les intervalles entre les envies de fumer.