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Ambassadeur du coeur : Gérard Beaulieu - Greffé cardiaque

 

On m’appelle le miraculé….

Mon histoire commence en 2009 alors qu’après une consultation chez mon médecin, je reçois un diagnostic inquiétant de cancer des ganglions. Mon état nécessite une séance intensive de traitements de chimiothérapie à Edmundston au Nouveau-Brunswick où je réside, puis à Québec. Suite à des traitements de radiothérapie, je réalise que je me sens toujours à bout de souffle. Inquiet, je consulte mon médecin qui m’apprend que je dois être transféré à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec car je suis atteint d’insuffisance cardiaque et que le bas de mon cœur ne fonctionne plus. C’est le choc et l’angoisse. Que va-t-il m’arriver? Je rencontre le cardiologue Dr Mario Sénéchal qui m’indique que j’aurais besoin d’un nouveau cœur, mais pour être éligible, je dois faire des tests pour m’assurer que je suis complètement guéri de mon cancer. Un mois plus tard, je reçois à nouveau la visite du Dr Sénéchal qui avait deux bonnes nouvelles pour moi : je n’ai plus aucun signe de cancer et je suis maintenant inscrit sur la liste d’attente pour un nouveau cœur! Je crie de joie, c’était une des plus belles nouvelles qu’on puisse m’annoncer! Un an et quatre tentatives plus tard alors que mon cœur ne fonctionne plus qu’entre 5 et 10%, je reçois l’appel tant attendu le 31 décembre 2013 à 4h20 du matin. Confiant et heureux que tout ira pour le mieux, je prends la route pour l’IUCPQ à Québec avec ma conjointe …j’étais alors loin de me douter de tout ce qui allait m’arriver par la suite…

Au cours de l’opération, des complications surviennent et je dois être réanimé…la greffe se termine normalement, mais je passe une semaine dans le coma… À mon réveil, je ressens de vives douleurs aux jambes. J’ai ce qu’on appelle communément les pieds tombant et je perds l’usage de mes jambes. Je suis opéré à deux reprises aux jambes pour corriger cette problématique…Comble de malheur, mes reins démontrent eux aussi des signes de fatigue et je dois faire des traitements de dialyse. Quatre mois plus tard, en avril 2014, je peux enfin sortir de l’hôpital pour débuter une réadaptation afin de réapprendre à marcher. Malheureusement, 2 semaines plus tard, je suis hospitalisé de nouveau pour une pneumonie bronchite.  Malgré cette épreuve, je garde confiance, je sais que je suis à la bonne place et que le personnel sait quoi faire. 2 semaines plus tard, je suis de retour en réadaptation où je passerai un mois à Québec avant d’avoir enfin la confirmation que je peux continuer ma réadaptation à Edmundston. Donc, 5 mois et demi après ma greffe, je peux ENFIN retourner à la maison ! Quel soulagement ! Quel plaisir de revoir tous ses proches!

Un an plus tard, lors d’un suivi de routine à l’IUCPQ,  je fais part au Dr Sénéchal d’une situation anormale de mon thorax, je sens que tout bouge à l’intérieur. Surpris, mon médecin me confirme que mon thorax est complètement détaché et que ça nécessite une opération pour corriger le tout.

Aujourd’hui, j’ai 58 ans, et je me porte à merveille. Grâce à mes orthèses spéciales, je peux marcher et fonctionner comme avant et je peux voir grandir mes 4 petits-enfants. Je ne remercierai jamais assez l’Institut pour tout le soutien et les soins de grande qualité que j’ai reçus. Au cours des mois passés à l’Institut, j’ai constaté à quel point cet hôpital est spécialisé et c’est pourquoi il faut les aider à demeurer un chef de file en donnant à la Fondation IUCPQ. Merci !